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L'embâcle a cédé! Les eaux libérées
De leur linceul blanc,
Se déchaînent en cource effénée,
Sans destin, sans finalité,
Ignorantes de leur immortalité!
Ces eaux grises et vertes
Franchissent la porte enfin ouverte,
Culbutent, déferlent, s'acharnent.
Aigries par leur confinement glacial,
Elles coulent avec violence et ricanent,
Victorieuses, agressives, infernales!
Incessamment, la rivière gruge les pierres sans âge,
Les polissant tel un satin raffiné.
L'écume à la bouche du flux,
Les eaux heurtent les rochers accablés,
Les couronnent de la blanche mousseline du reflux,
Les mouvements des vagues se répétant comme le veut l'adage.
Les lames lèchent les grèves,
Y laissent souches, coquillages, brindilles.
Sortie de son lit, la rivière s'éparpille,
Brise les liens de l'union conjugale
Et défie son conjoint, le rivage,
Qui lui, immuable, patient et sage,
Lui accorde le loisir de cette liberté de passage.
Le tumulte monte, grandit et nous rempli
De l'aria de la cantatrice saisonnière.
Cette prima donna à la voix puissante et fière
Auteur inconnu
BELLES VUES CHASSERESSE----Amitié Elysa*
Si longtemps sans venir ,je ne me sorts plus avec le t'chat .....